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Philosophie indienne

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L'Amazonie à Toulouse

La canopée est le toit de la forêt. Les millions de feuilles, semblables à des panneaux solaires, captent les rayons du soleil, fabriquent les sucres par photosynthèse, et ces sucres auxquels s'ajoutent des sels minéraux favorisent la croissance des arbres. La plupart des animaux des forêts tropicales squattent le grand tapis vert, véritable garde manger. Pratiquement toute la vie sur la terre dépend de l'énergie du soleil et de son utilisation.

Les plantes vertes, les algues et certaines bactéries la convertissent en énergie chimique, qu'elles emploient grâce à la réaction photosynthètique.

Au cours de l'évolution, le mécanisme de la photosynthèse a permis de créer l'atmosphère respirable de la terre. Le gaz carbonique CO2 et l'eau sont les matériaux organiques de base de la photosynthèse. Chez les plantes et les algues vertes, la photosynthèse est réalisée grâce aux chloroplastes, convertisseurs solaires miniatures qui se trouvent dans les cellules végétales.

Les chloroplastes contiennent des pigments photosynthétiques; le plus important est la chlorophylle. Ce pigment vert absorbe la lumière. L'énergie lumineuse est transférée aux molécules de chlorophylle qui est l'initiateur d'une chaîne complexe de réactions et de processus biochimiques, pour aboutir à la formation de composés organiques contenant du carbone simples, comme les sucres.

Le gaz carbonique de l'air qui fournit les atomes de carbones et l'eau, et libèrent en même temps de l'oxygène. Les sucres sont utilisés par les plantes comme combustibles à des réactions qui génèrent de l'énergie chimique ; énergie qui sert à alimenter les réactions biochimiques essentielles à la survie et à la croissance.

La photosynthèse n'est pas un moyen particulièrement efficace de conversion de l'énergie lumineuse en aliment. Toutefois sans la photosynthèse pour capter l'énergie du soleil, pratiquement inépuisable, la vie déclinerait rapidement.

Dans la voûte forestière, la vie s'entretient et s'enrichit d'elle même. Les fleurs sont pollinisées par le vent, les insectes et les oiseaux.

Les fruits sont mangés et les graines dispersées par des colonies de aras, de toucans et de singes. Dans cet univers où toutes les espèces sont étroitement liées les unes aux autres, la nature a organisé une chaîne de vie fondée sur la réciprocité. Mais dans cette formidable matrice naturelle, qui est utile à qui, quel insecte est essentiel pour telle fleur? Au-dessous de la canopée, les arbres encore jeunes, les plantes à croissance moyenne et les lianes profitent des quelques rayons solaires qui ont réussi à transpercer le grand dais de verdure.

Cet étage intermédiaire entre la canopée et le sol intercepte la lumière déjà fortement tamisée par la strate supérieure. A ce niveau, la forêt vit dans l'ombre et se compose d'arbustes, de fougères, de mousses et de racines. Dans le sous-bois, les plantes poussent dix fois moins vite qu'ailleurs. Malgré cela, on y rencontre la moitié des espèces végétales de la forêt. L'architecture et la composition d'une forêt tropicale ne sont pas des éléments statiques.

Elles sont en perpétuelles construction et démolition. Ces transformations proviennent essentiellement de la chute des arbres. Une grande partie du cycle des forêts fonctionne sur la base de trouées de lumière occasionnées par l'écroulement des arbres. La chute d'un arbre dégage un espace suffisamment important pour laisser pénétrer la lumière et permettre aux jeunes pousses de germer plus rapidement. La forêt évolue grâce à ces ouvertures: Les chablis modifient les conditions de vie du sous-bois.

Les rayons solaires et le vent profitent de ces ouvertures pour s'engouffrer jusqu'au ras du sol, entraînant une baisse importante de l'humidité. Les jeunes arbres qui ont survécu à l'état de vie ralenti pendant de longues années, utilisent les trouées pour se développer pleinement.

La nouvelle végétation des chablis se développe rapidement et en l'espace de dix à quinze ans seulement, les arbres auront rejoint le niveau moyen de la canopée.

La trouée est presque bouchée en cinquante ans. Au bout d'un siècle, plus rien ne distingue l'ancienne trouée de la forêt avoisinante. Les premiers arbres à pousser sont des espèces à vie courte mais ont un rôle vital dans la régénération de la forêt. Ils fournissent l'ombrage et l'humidité absolument nécessaires à la croissance des espèces de la canopée. Les forêts denses évoluent sur des sols pauvres et non fertiles. Depuis plus d'un million d'années, les sols tropicaux sont soumis à l'érosion: Ils manquent de matières nutritives nécessaires à la croissance des végétaux - notamment azote, phosphore, potassium, calcium et magnésium.

Pour obtenir cette magnificence, il a fallu que les arbres développent des stratégies exceptionnelles pour récupérer les substances nutritives. La survie de la forêt est assurée par un système de recyclage de la manière organique: Une des grandes caractéristiques de nombreux arbres des forêts tropicales réside dans l'enchevêtrement des racines superficielles qui au lieu de plonger leurs ramifications en profondeur, s'étalent à la surface du sol.

Les arbres sont maintenus par les contreforts ailés ou des racines latérales qui remontent jusqu'à cinq mètres sur le fût. Le réseau de racines a une importance capitale en formant au-dessus de la surface du sol un tapis spongieux retenant la plupart des éléments nutritifs qui pourraient être emportés par les eaux de ruissellement.

L'écosystème forestier tropical est caractérisé par la vitesse élevée de recyclage des éléments minéraux. Les pluies abondantes alliées à la chaleur conduisent au développement d'une micro flore au sol très diversifiée décomposant de façon intense pendant toute l'année la matière organique morte formée par les débris végétaux et les cadavres d'animaux.

On estime que la litière est ainsi totalement décomposée et recyclée quatre à cinq fois par an. Les sols n'ont de ce fait qu'un stock réduit d'humus et de sels nutritifs. Les petits animaux et surtout les insectes qui se nourrissent de feuilles, de bois mort et de cadavres animaliers aident à la décomposition et à la transformation des substances nutritives. Les fourmis par exemple sont capables de dévorer du bois mort et d'en évacuer la cellulose dans leurs excréments qui viendront à leur tour nourrir le réseau racinaire.

La forêt vit donc en autarcie. Il existe d'autres agents de décomposition, consommant les déchets organiques, plus silencieux mais d'une haute efficacité: Beaucoup d'arbres s'associent intimement avec ces champignons pour recueillir plus d'éléments.

Le déboisement de grande envergure va interrompre le cycle vital de la matière organique. Privée de sa couverture végétale et de son réseau de racines, la forêt est victime d'une érosion totale et définitive. Un hectare de forêt perd 1,4 kg de terre par an, dénudé il en perd 30,8 tonnes, plus rien ne retenant les matières nutritives qui sont emportées par les pluies et le vent.

Le massif amazonien formé par l'immense forêt couvre en partie le bassin et s'étend sur 5. Il y a donc un léger décalage du massif par rapport au bassin. En effet, le massif déborde le bassin au nord pour englober les Guyanes et le bassin de l'Orénoque au Venezuela. L'Amazonie se caractérise aussi par une grande diversité physique, biologique et humaine. La diversité, la géologique, la variété climatique, l'hétérogénéité des eaux et des régimes fluviaux, la répartition particulièrement remarquable de la flore et de la faune font du milieu amazonien une mosaïque d'écosystèmes différents.

Immensité et diversité sont les mots les plus justes et les plus évocateurs pour donner une bonne définition de l'Amazonie. Dans cette immensité, le Brésil tient, par rapport aux autres pays d'Amérique du Sud, une place prépondérante dans l'occupation de l'espace amazonien.

Le gouvernement brésilien reconnaît comme étant "Amazonie" un territoire appelé "Amazonie légale" qui correspond plus à une division administrative qu'à une réalité écologique.

On a tendance à croire que l'Amazonie est une vaste plaine monotone et plate. C'est peut-être vrai pour la plaine du fleuve Amazone qui après avoir descendu tumultueusement les versants escarpés des Andes, s'écoule paisiblement sur des milliers de kilomètres vers l'océan Atlantique sur un dénivelé pratiquement nul. Il en est de même pour les principaux affluents qui baignent également des plaines ayant des altitudes inférieures à mètres.

Cependant le bassin amazonien est bordé par trois massifs. A l'ouest, se dresse la Cordillère des Andes. Au nord et au sud deux boucliers montagneux, géologiquement très anciens, formés de diverses roches cristallines, délimitent le bassin. Le socle guyanais au nord est le plus élevé ; le Pico de Neblina avec ses mètres est le plus haut sommet du Brésil, tandis qu'au sud le socle brésilien se situe de à mètres d'altitude. L'Amazonie n'est donc pas une terre plate. Les variations d'altitude ont une importance écologique capitale, influençant sur les précipitations: Les fleuves amazoniens présentent des variations du niveau de l'eau de l'ordre de 6 à 7 mètres, pouvant atteindre 20 mètres au rio Negro près de Manaus qui en l'occurrence se trouve juste au-dessous du niveau de la mer.

Cette fluctuation associée au relief de la vallée délimite trois systèmes écologiques distincts: Le climat amazonien présente les caractéristiques typiques d'un climat équatorial: Il existe des exceptions pour les régions plus méridionales qui sont envahies, pendant de brèves périodes de l'année par des masses d'air froid venues de l'Antarctique.

L'année est divisée en deux saisons: Les variations saisonnières dépendent directement de la hauteur du soleil. Au-dessus de l'équateur, il est au zénith en mars et en septembre seulement, au nord jusqu'au tropique du Cancer d'avril à août et d'octobre à février au sud jusqu'au tropique du Capricorne. La saison des grandes précipitations correspond à celle où le soleil est le plus haut. La saison sèche intervient donc de novembre à février au nord de l'équateur.

A l'inverse, les régions situées dans l'hémisphère sud sont moins arrosées de mai-juin à août-septembre. Ainsi, les variations d'inclinaison du soleil entraînent partout en Amazonie, même dans les régions proches de l'équateur, une nette baisse des précipitations durant des périodes plus ou moins courtes.

Dans certaines régions la pluie tombe presque toujours à la même heure. A Belém, les gens ont coutume de fixer leur rendez-vous avant ou après la pluie. Les averses surviennent aussi à tout autre moment du jour et de la nuit.

La moyenne des précipitations est de mm par an. Lors d'une averse tropicale, la forêt absorbe tout le liquide dont elle a besoin, puis cette eau s'évapore des feuilles grâce au processus d'évapotranspiration et retourne au ciel au lever du jour en brume légère. C'est la même eau qui retombe sans cesse, d'arbre en nuage, de nuage en rivière.

De la chaleur d'hier tombe les pluies d'aujourd'hui qui a leur tour s'évaporeront demain. L'énorme masse de nuages formée au-dessus de la forêt amazonienne joue un rôle primordial dans la répartition de la chaleur du soleil sur le globe grâce à un processus de réflectivité de l'énergie solaire: Dans cette partie du monde à forte nébulosité, on rencontre des zones de fort albédo, c'est-à-dire qu'une grande partie de la chaleur solaire non utilisée par la végétation est réfléchie et exportée de chaque côté de l'équateur jusqu'à des régions non tropicales.

Si nous détruisons la forêt dense, nous perdons le bénéfice de l'albédo et interrompons l'évapotranspiration. Des radeaux de brume dérivent à la surface d'un océan végétal. C'est la vapeur d'eau qui s'évapore lentement de la forêt pour former un plafond nuageux. C'est peut-être ce spectacle, tous les matins répété, qui nous a fait croire durant des décennies que la forêt amazonienne était le "poumon du monde". En réalité l'oxygène que nous respirons est fabriqué par des milliards d'algues microscopiques.

En Amazonie, la forêt émet selon la saison et le moment de la journée du gaz carbonique en alternance avec de l'oxygène. En effet, une étude scientifique, menée conjointement par l'Institut Brésilien d'Etudes Spatiales INPE et la NASA, révèle que pendant la saison sèche pour préserver un taux d'humidité vital pour elle, la forêt cesse toute photosynthèse.

Par conséquent, durant cette période de l'année elle rejette dans l'atmosphère d'importantes quantités de gaz carbonique. Par ailleurs, à cause de la décomposition de la matière organique du sous-bois, il se forme juste au-dessus d'elle un "trou" naturel dans la couche d'ozone qui disparaît à la fin des pluies d'été.

A la saison des pluies, tout rentre à nouveau dans l'ordre. La photosynthèse reprend ses droits et la forêt redevient grosse consommatrice de carbone. Un hectare de forêt dense absorbe 9,6 kilogrammes de gaz carbonique par jour. L'eau des pluies qui arrive sur la végétation est en partie interceptée par celle-ci, s'évapore et revient à l'atmosphère.

Une autre partie arrive au sol, soit directement, soit après un écoulement sur la végétation. Dans le sol, une partie de l'eau est absorbée par les racines et revient à l'atmosphère par l'évaporation. L'eau qui n'est ni stockée dans le sol, ni captée par la végétation s'écoule vers les innombrables rivières.

Les sols sont lessivés inlassablement par les pluies. Un hectare de forêt dense perd par an 1,4 kg de matières nutritives, dénudé, il en perd 30,8 tonnes. La luxuriance de la forêt amazonienne est une énigme. Elle repose sur un sol extrêmement pauvre, composé essentiellement de sable et d'argile. Pis encore, les sols amazoniens sont dépourvus des substances qui retiennent les matières nutritives.

Les arbres tropicaux en grande densité protègent les sols d'une érosion définitive en retenant la terre par leurs réseaux racinaires et évitent le dessèchement de la forêt en maintenant une humidité élevée.

Dépouillés de leur couverture forestière, les sols sont rapidement lessivés par les fortes averses, le vent et l'irradiation solaire. En Amazonie, beaucoup de sols sont riches en oxyde de fer et d'aluminium. S'ils se trouvent complètement exposés durant une période prolongée, ils se transforment en une substance dure, semblable à de la brique: La latérisation des sols forme une croûte rouge et au bout de quelques années, la terre devient stérile.

L'Amazonie est un colosse aux pieds d'argile. La moindre perturbation peut entraîner des effets irréversibles sur l'équilibre écologique du monde. L'Amazonie est une réalité climatique. Elle est le régulateur du régime pluviométrique de la planète. En effet, l'évaporation de l'eau ne contribue pas seulement à l'arrosage de la forêt, elle rafraîchit également l'atmosphère tropicale. De plus, une partie de cette vapeur est transportée à des latitudes plus élevées par les courants atmosphériques.

L'Amazonie est donc une gigantesque pompe thermique solaire qui contribue d'une manière significative à tempérer le climat des régions situées à de plus hautes latitudes. L'abattage des arbres réduit le taux d'humidité de l'atmosphère et les chutes de pluies. Un déboisement de grande envergure du bassin amazonien est une menace à prendre au sérieux sans délai. Dans ce contexte de profondes mutations, elles rentrent en résistance pour préserver leurs cultures et transmettre aux futures générations un patrimoine menacé.

Les différents chapitres ont pour objectif de décrire les principales caractéristiques des groupes amérindiens dans leurs activités culturelles. Vous pouvez nous contacter si vous désirez des informations complémentaires sur une ethnie particulière.

Le ville de Manaus compte une population amérindienne estimée à La capitale Brasilia compterait une population amérindienne de personnes. Seules 4 ethnies à un effectif supérieur à Il existe territoires indigènes régularisés ou en cours de procès juridico-administratif pour une reconnaissance. Mato Grosso du Sud: Rio Grande do Sul: Les 5 communes qui enregistrent la plus grande concentration de population amérindienne.

Santa Isabel do Rio Negro Amazonas: Cela va du simple auvent sur pilotis en passant par les grandes maisons pouvant héberger plusieurs centaines de personnes.

Elles ont toutes un point en commun: Tous les matériaux nécessaires à la construction viennent de la nature: La maison communautaire est fonctionnelle et il y fait agréablement frais. Dans les habitations, le foyer se trouve à même le sol. Le village est abandonné après quelques années, lorsque le rendement des plantations baisse.

Les différences sont dues à la situation géographique et à la volonté des groupes ethniques de se différencier. Les membres qui composent une société forment avec la faune et la flore locales, les divinités et les héros mythiques un univers solide et définitif. Les sociétés indigènes trouvent leur équilibre dans un climat de collaboration sans contrainte. Chaque phratrie organisée en moitiés exogames est régie par des obligations et des fonctions réciproques dans la vie quotidienne et au cours de certains rituels.

Les Amérindiens tracent leur descendance de trois manières: Le système de la famille étendue est assez répandue. Il est constitué du père, de la mère, des enfants, des petits enfants, des oncles, des tantes, des neveux et des nièces. Plus rare, est le système de la famille restreinte formée par le père, la mère et les enfants. Cette organisation convient à des groupes à très faible concentration de population et pratique le nomadisme.

Le rôle de chef consiste avant tout à être le garant des traditions mais rarement de contraindre les membres de son groupe à obéir à ses ordres. Il se transforme parfois, en juge de paix pour régler avec impartialité les conflits.

Les Matis, eux, se passent du chef pour mettre fin à un querelle. Le prénom de Dandara, une femme qui lutta avec Zumbi dans le Quilombo de Palmares, est probablement le plus commun avec Abdias, en référence au mouvement Noir du XXe siècle, est porté par 5. Ils seraient personnes dont 24 de moins de 20 ans, tous nés dans le Sud-Est. Depuis , le Muséum de Toulouse mène en collaboration avec l'association Jabiru Prod et le CNRS un travail de collecte et d'étude des productions matérielles et immatérielles contemporaines de cinq communautés amérindiennes d'Amazonie brésilienne: A travers ce projet, le muséum participe, en tant qu'acteur et médiateur, à l'action de revalorisation et de sauvegarde patrimoniale développée par ces cinq sociétés indigènes.

Sylviane Bonvin, chargée des collections ethnographiques, part tous les ans à la rencontre des communautés indigènes pour échanger, collecter et transmettre ces richesses ici, à Toulouse. Plus de pièces composées de céramiques, vanneries, masques, mythes,. Directeur du Muséum de Toulouse. Trumai - les maîtres du Hopep. Conférence en présence de Sylviane Bonvin, chargée des colelctions extra-européennes au muséum de Toulouse,.

Emmanuel de Vienne anthropolgue - mâitre de conférence à l'Université Paris Nanterre,. Serge Guiraud, Président de Jabiru Prod. Samedi 30 janvier Les Indiens travaillaient pour le missionnaire dans la région d'Obidos, où ils devaient collecter les noix en échange de récipients en alu, de vieux vêtements, hamacs et autres produits industriels.

À trois reprises, les fonctionnaires de la Fondation nationale de l'Indien FUNAI et le Secrétariat spécial de santé indigène ont constaté les mauvaises conditions de travail. Selon les rapports, "l'employeur" n'avait pas prévu d'alimentation pour les Amérindiens. Luiz Carlos Ferreira, le missionnaire, est rattaché à l'église Baptiste de Santarém. Cette église évangélique possède une base dans la propriété de Manoel Ferreira de Oliveira et n'hésite pas à effectuer des incursions dans le territoire indien pour convaincre les Zo'é d'aller travailler comme collecteurs de noix.

Les deux hommes, sont déjà connues des tribunaux brésiliens. Ils faisaient partie, dans les années , des New Tribes Mission du Brésil, une organisation évangélique dont l'objectif déclaré est d'évangéliser les autochtones. C'est elle qui établit clandestinement le contact avec les Zo'é. On sait que ce contact provoqua la mort de Indiens. La Funai expulsa les missionnaires de la terre Zo'é par Funai en Depuis, une décision de La Cour Suprême Fédérale interdit l'accès du territoire indien aux missionnaires.

Les pratiques de New Tribes Mission sont considérées comme du prosélytisme religieux et sont contraire à la Constitution brésilienne qui préserve l'autodétermination des peuples autochtones et leur droit à maintenir leurs propres cultures. Dès l'expulsion des missionnaires de la terre Zo'é, Manoel et Luiz Carlos commencèrent à recruter des autochtones aux travaux de collecte des noix.

Ce n'est Seulement qu'en octobre que la Funai constatait le crime. A cette occasion, 96 Indiens Zo'é travaillaient pour leur compte. Il convient de rappeler que l'ethnie Zo'é est la dernière de langue Tupi a avoir été contactée. Après l'expulsion des missionnaires, fin , elle bénéficia d'un programme de préservation et de récupération culturelle mis en place par la Funai.

Toutefois, malgré les efforts de l'organisme brésilien, les Zo'é sont toujours dans un état de grande vulnérabilité. En effet, ils sont confrontés à une multitudes de pressions. Au sud, les missionnaires ont construit une base d'attraction, à l'ouest, des Wai Wai évangélisés viennent faire du prosélytisme et enfin à l'est, les Zo'é entretiennent des relations sexuelles avec les Tiriyo dont on a détecté chez quelques membres le virus VIH.

La plainte sera examinée par la Cour fédérale de Santarém. Source du MPF du Le Muséum de Toulouse est engagé dans une politique d'enrichissement de ses collections amérindiennes grâce à un projet de collecte et d'échanges avec les communautés de l'Amazonie brésilienne. Elle s'inscrit dans un vaste programme de préservation des cultures matérielles et immatérielles de groupes indigènes du Brésil.

Elle a permis de réunir une collection de pièces composée de céramiques, vanneries, objets usuels et rituels, masques, chants, et mythes. Dans un contexte de profondes mutations, les Amérindiens doivent apprendre à intégrer à la logique structurale de leur société une participation au marché économique régional.

La conséquence, dit le scientifique, est une irrégularité dans le système pluvieux. Les violations des droits de l'homme et des territoires des peuples autochtones au Brésil ont été dénoncées à l'Organisation des Nations Unies ONU le mardi 20 mai au cours de la 13ème session de l'Instance Permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, tenue au siège de l'Organisation à New York.

Lindomar, indien Terena du Mato Grosso du Sud et représentant de l'organisation des peuples indigènes au Brésil APIB , a dénoncé le lobby des grands propriétaires terriens auprès du Congrès National, de modifier les droits constitutionnels des autochtones. Le modèle de développement brésilien dans les territoires amérindiens menace l'intégrité de nos modes de vies par l'exploitation incontrôlée des ressources naturelles, le développement des agro-industries et le déploiement des grandes entreprises.

Le gouvernement brésilien a paralysé le processus constitutionnel de démarcation de nos territoires, augmentant de ce fait le conflits territoriaux dans de nombreuses régions";. Cette exposition est un reflet des trésors du bassin amazonien, malheureusement convoité et malmené par la société moderne.

Du terrain au Musée. Les missions du Muséum au Brésil. Samedi 22 et dimanche 23 février Ces deux après-midi seront consacrées au retour des missions de et avec la présentation des acquisitions et de films réalisés dans ce cadre.

Samedi 22 février de 15 h à 18 h. Patrick Bernard - , 50 mm. Iaomony, Potière du haut Xingu. Dimanche 23 février De langue tupi, il compte un millier personnes et fait preuve d'une grande vitalité culturelle. La ronde des masques , 41 mn.

Un grand tapis vert

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